Dix idées clés pour présenter SPIRAL

 

  • Première idée clé et point de départ : ne plus parler seulement de « développement » (et encore moins de croissance si celle-ci se rapporte au PIB) mais de bien-être de tous (générations futures incluses) comme objectif de progrès. Ceci est fondamental car développement sous-entend « développement des richesses » et la richesse est un moyen et non un objectif (qu’elle soit ou non mesurée par le PIB). Le véritable objectif est le bien-être de tous (et de la planète entière) ou le bien-vivre ensemble sur une même planète et ne pas le prendre comme objectif conduit à faire des erreurs très lourdes de conséquences. Voici un exemple d’image que l’on peut utiliser pour bien communiquer sur cette idée: rapporter le progrès au seul « développement » (sous-entendu des richesses, qu’elles soient matérielles ou immatérielles) au lieu du bien-être de tous, c’est comme si on mesurait la production artistique musicale uniquement par la production d’instruments de musique. Or on peut avoir beaucoup d’instruments et pas de musique (ou de la très mauvaise musique), comme on peut aussi avoir de la très belle musique avec peu d’instruments. De même des sociétés peuvent être très riches mais avec beaucoup de mal-être tandis que d’autres moins riches parviennent à mieux assurer le bien-être de tous.

 

  • Deuxième idée clé : l’objectif de bien-être de tous, générations futures incluses, implique que la société évolue vers une meilleure capacité de l’assurer. C’est pourquoi nous faisons la distinction entre progrès social qui est le progrès effectif vers le bien-être de tous et progrès sociétal qui est le progrès de la société vers une meilleure capacité à assurer le bien-être de tous (voir guide 2010).

 

  • Troisième idée le progrès sociétal (vers une meilleure capacité de la société à assurer le bien-être de tous, générations futures incluses) implique une démarche de coresponsabilité entre tous les acteurs.

 

  • Quatrième idée clé : la coresponsabilité pour le bien-être de tous est l’expression de la démocratie dans sa forme la plus avancée car tout citoyen devient totalement partie prenante de la société (coresponsable) et ses droits sont reconnus par tous sur une base égalitaire/équitable (bien-être de tous)

 

  • Cinquième idée clé : construire la coresponsabilité pour le bien-être de tous implique : 1) une définition du bien-être de tous par les citoyens eux-mêmes, donc l’organisation d’un débat démocratique partant du niveau local pour construire des synthèses à des niveaux chaque fois supérieurs ; et 2) une mise en cohérence des actions et politiques autour de l’objectif de bien-être de tous par une approche de coresponsabilité.

 

  • Sixième idée clé : SPIRAL est une méthodologie pour construire la coresponsabilité pour le bien-être de tous au niveau local puis à des niveaux supérieurs. Elle a été co-élaborée par la communauté de tous les acteurs qui l’utilisent, soit plus de 300 communautés locales (villes, villages, quartiers), appelées « territoires de coresponsabilité » ou acteurs collectifs tels que les entreprises, écoles, hôpitaux, etc., présentes dans plus de 15 pays européens et africains.

 

  • Septième idée clé : SPIRAL permet : 1) de mettre de la cohérence dans les actions et politiques existantes et donc les acteurs déjà mobilisés autour de l’objectif de bien-être de tous (c’est le premier cycle de SPIRAL ; 2) de mobiliser les citoyens et acteurs non encore mobilisés à partir de leur propre définition du bien-être de tous pour aller directement vers l’action décidée par eux-mêmes et complémentaire des actions existantes, avec un effet multiplicateur du nombre de citoyens mobilisés sur un même territoire (deuxième cycle de SPIRAL) ; d’inscrire le progrès vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous dans le long terme (troisième cycle de SPIRAL). Elle permet notamment une bien meilleure efficience des actions grâce à la prise en compte des différentes dimensions du bien-être et la mutualisation des ressources existantes (comme par exemple la création d’emploi s à bien moindre coût pour les couches de la population qui en sont exclues) et leur démultiplication par des approches de coresponsabilité et de réciprocité.

 

  • Huitième idée clé: concernant la définition du bien-être de tous avec les citoyens, SPIRAL est une méthodologie ouverte (questions ouvertes), assurant le droit égal à la parole pour tous, faisant le lien entre la réflexion individuelle et collective pour arriver à une synthèse inclusive (et non réductrice/simplificatrice) du bien-être de tous et permettant de faire des synthèses transparentes facilement compréhensibles et validables, tant au niveau local qu’aux niveaux supérieurs (régional, national, continental, global) (voir les principes méthodologiques présentés dans le site WEB)

 

  • Neuvième idée clé : la construction de SPIRAL a été impulsée par le Conseil de l’Europe dans le cadre de sa stratégie de cohésion sociale qui définit cette dernière comme étant la capacité de la société à assurer le bien-être de tous par une approche de coresponsabilité. Toutefois la méthodologie SPIRAL n’appartient pas au Conseil de l’Europe, mais à l’ensemble de la communauté qui l’utilise et qui participe à son enrichissement. C’est donc un bien commun qui gagne à élargir le cercle des communautés et pays qui l’utilisent car c’est la diversité des cultures et des expériences locales qui assure son enrichissement progressif.

 

  • Dixième idée : il y a derrière SPIRAL une conception nouvelle de la production de connaissances, donnant toute son importance à la co-construction de méthodes en réseau (double nouveauté : connaissance des méthodes et connaissance co-construite), rejoignant d’autres courants qui évoluent dans un sens proche, comme l’open governance, l’économie collaborative, etc

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